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Atlas maximal

En géographie ordinaire (celle du globe terrestre) il est bien connu qu'il nous faut au moins deux cartes pour décrire la Terre. Par contre, rien ne nous interdit d'en utiliser trois ou plus tex2html_wrap_inline10143 . Si on réunit les cartes d'un atlas avec celles d'un atlas différent (concernant la même variété topologique), on peut s'attendre à fabriquer ainsi un atlas plus grand, un peu redondant, certes, mais néanmoins utile. Il faut cependant prendre la précaution d'imposer aux cartes d'être compatibles, c'est à dire telles que les formules de changements de cartes, d'un atlas à l'autre, puissent s'exprimer en terme de transformations différentiables de tex2html_wrap_inline10145 . Cette précaution n'est pas inutile et peut conduire à des surprises. Rien ne nous empêche alors de considérer l'ensemble (assez gros il est vrai!) de tous les atlas compatibles possibles d'une variété donnée et de les réunir en un unique atlas maximal . Bien qu'un seul atlas suffise à caractériser complètement la variété, il peut être très utile de considérer la variété M équipée d'un tel atlas maximal contenant toutes les cartes compatibles possibles. En d'autres termes, on peut complètement caractériser une variété différentiable par la donnée d'une variété topologique et d'un atlas maximal. Il se trouve que, dans certains cas, une variété topologique donnée possède plusieurs structures différentiables (plusieurs atlas maximaux distincts). C'est le cas pour tex2html_wrap_inline10149 (le seul, parmi les espaces numériques tex2html_wrap_inline10151 à posséder des structures différentiables ``exotiques'') et c'est aussi le cas pour les sphères tex2html_wrap_inline10153 lorsque tex2html_wrap_inline10155 . Nous ne nous intéresserons pas à ces phénomènes dans le cadre de cet ouvrage.



Robert Coquereaux
Thu Jun 20 15:52:24 MEST 2002