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Action du groupe de jauge sur l'espace des connexions

Soit tex2html_wrap_inline24416 le fibré adjoint en groupes et tex2html_wrap_inline24418 le fibré adjoint en algèbres de Lie (voir le chapitre ``Espaces fibrés''). On se souvient que l'ensemble des sections globales de tex2html_wrap_inline24420 n'est autre que le groupe de jauge (automorphismes verticaux de P) et que l'ensemble des sections globales de tex2html_wrap_inline24426 est l'algèbre de Lie tex2html_wrap_inline24428 du groupe de jauge. La fibre type de tex2html_wrap_inline24430 est une algèbre de Lie, et donc, en particulier, un espace vectoriel. Puisque tex2html_wrap_inline24432 est un fibré vectoriel, toute connexion tex2html_wrap_inline24434 sur P donne naissance à une différentielle covariante tex2html_wrap_inline24438 agissant sur les sections de tex2html_wrap_inline24440 (qui sont des transformations de jauge infinitésimales) et plus généralement à une différentielle extérieure covariante tex2html_wrap_inline24442 agissant sur tex2html_wrap_inline24444 .

displaymath24446

Noter que tex2html_wrap_inline24448 (voir section 3.3.10 (2)). On supposera aussi qu'il est possible de plonger le groupe structural G dans une algèbre de matrices tex2html_wrap_inline24452 , pour n assez grand et donc considérer tex2html_wrap_inline24456 comme sous-fibrés du fibré vectoriel tex2html_wrap_inline24458 . On peut donc également considérer la différentielle covariante tex2html_wrap_inline24460 agissant sur une transformation de jauge finie, tex2html_wrap_inline24462 .

Soit tex2html_wrap_inline24464 l'ensemble de toutes les connexions qu'on peut définir sur un fibré principal donné P=P(M,G). Il est facile de voir que le groupe de jauge agit sur tex2html_wrap_inline24470 par ``pull-back''. Soit tex2html_wrap_inline24472 , tex2html_wrap_inline24474 tex2html_wrap_inline24476 et tex2html_wrap_inline24478 . On définit alors tex2html_wrap_inline24480 par

displaymath24482

L'équivariance d'une connexion peut s'écrire, comme on le sait, en terme du potentiel de jauge, sous la forme tex2html_wrap_inline24484 . Le second membre de cette égalité peut encore s'écrire tex2html_wrap_inline24486 et la quantité dg + [A,g] apparaît comme une différentielle covariante tex2html_wrap_inline24490 relative à la connexion choisie. De la même façon, l'action du groupe de jauge sur l'espace tex2html_wrap_inline24494 des formes de connexion s'écrit

displaymath24496

Cette loi de transformation nous montre que l'ensemble tex2html_wrap_inline24498 de toutes les connexions n'est pas un espace vectoriel mais un espace affine. En géométrie élémentaire, la différence de deux points est un vecteur de l'espace vectoriel sous-jacent. Il en est de même ici. L'objet tex2html_wrap_inline24500 est une 1-forme (équivariante) sur P, à valeurs dans tex2html_wrap_inline24506 . L'espace vectoriel sous-jacent à l'espace affine tex2html_wrap_inline24508 est donc tex2html_wrap_inline24510 . En particulier, notons que si tex2html_wrap_inline24512 et tex2html_wrap_inline24514 désignent deux connexions, alors tex2html_wrap_inline24516 .


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Robert Coquereaux
Thu Jun 20 15:52:24 MEST 2002