La première relation identifie deux éléments, jusque là différents, de
l'algèbre libre. L'ensemble obtenu est, par construction, una algèbre, qu'on note
. La dernière chose à faire consiste à introduire
l'opérateur noté
, défini pour tout élément a de
par
et
. L'algèbre
obtenue devient ainsi une algèbre différentielle.
On pourrait, bien entendu, formaliser la construction ci-dessus, en
terme d'idéaux et de relations, mais, le résultat est, somme toute,
très simple : on part des éléments a de
et on
introduit des différentielles
(attention, ce ne sont pas
des éléments de
) de façon à ce que la règle de
Leibniz (la règle de dérivation d'un produit) soit vérifiée.
Les règles ci-dessus permettent de re-écrire n'importe quel élément
de
sous la forme d'une combinaison linéaire de
termes du type
où tous les
sont des éléments de
et où le seul élément qui n'est pas différentié (
) se
situe à gauche. En effet, par exemple
Cette remarque montre que
, où
est
l'espace vectoriel engendré par les termes du type
, avec
. Ainsi,
est
donc bien
-graduée. Il est facile de vérifier, en utilisant
les règles précédentes que, pour
et
Le fait que l'algèbre différentielle
soit
universelle vient du fait que, dans sa construction, nous n'avons
rien imposé d'autre que la règle de Leibniz ainsi que les relations
algébriques déjà présentes dans
. Tout autre algèbre
différentielle construite sur
contiendra donc
automatiquement des relations supplémentaires. Soit
une autre algèbre différentielle, également associée à
, on sait qu'il doit alors exister un morphisme
de
dans
, ce morphisme est simplement
défini sur les éléments de base, par
et étendu par linéarité sur toute l'algèbre
.